La FAQ – Foire Aux Questions

Qui est NO LOVE LOCKS™ ?

No Love Locks est une initiative lancée par deux résidentes à Paris, Lisa Anselmo et Lisa Taylor Huff. Toutes deux américaines, elles ont fait de Paris leur maison. Lisa Taylor Huff a la double nationalité USA/France et vit avec son mari, français. Lisa Anselmo se partage entre New-York et Paris où elle possède un appartement. L’initiative a été lancé en janvier 2014 et a commencé sur un site Internet et un blog, puis s’est étendue à Facebook et à Twitter. Elle se poursuit avec cette pétition bilingue et une lettre ouverte adressé aux candidats à la Mairie de Paris (PDF) à l’occasion des élection municipales, 2014.

« Les deux Lisa » disent :

Nous sommes des citoyennes de Paris. Nous sommes pour l’amour, mais contre les cadenas d’amour qui détruisent les ponts et les monument historique de Paris, et des autres villes du monde. Nous savons bien que le tourisme est très important pour Paris, et nous ne sommes pas anti-amour ou anti-tourisme ; nous pensons juste qu’il y a sûrement un meilleur moyen pour les gens d’exprimer leur amour et de se créer des souvenirs romantiques que d’abîmer les ponts, un moyen qui ne gâche pas notre vue et notre qualité de vie à tous.

Contactez-nous : NoLoveLocks@gmail.com

Que sont les cadenas d’amour (« love locks » en anglais) ?

Ce sont des cadenas attachés à des ponts, de monuments, des statues, du mobilier urbain, comme un geste symbolisant l’amour. Ils peuvent être de toutes formes et de toutes tailles. Certains sont fabriqués spécialement à cette occasion. Ils peuvent être gravés ou marqués avec des initiales ou des mots. En général, après avoir attaché leur cadenas, les amoureux jettent la clé dans la Seine et s’en vont.

Pourquoi avez-vous lancé cette campagne ?

Parce que nous aimons Paris et n’aimons pas la manière dont son centre historique et ses ponts sont de plus en plus défigurés par des dizaines de milliers de cadenas qui rouillent très vite. Parce qu’au lieu d’en parler indéfiniment, nous avons décidé de tenter quelque chose afin de pousser la Ville de Paris à réagir.

D’où vient ce phénomène ?

Personne ne sait vraiment (lien vers article sur Wikipedia). Certains mettent en avant des traditions très anciennes, en Chine ou en Italie. D’autres parlent d’un roman et d’un film des années 1992 (par l’écrivain Federico Moccia, Trois mètres au-dessus du ciel). Il est certain par contre que le phénomène est devenu mondial et touche principalement des ponts. Il a pris une ampleur extraordinaire depuis 2012.

Les cadenas d’amour sont un symbole romantique. C’est plutôt bien, non ?

Les intentions des amoureux qui accrochent un cadenas d’amour, particulièrement sur un pont entre deux rives dans un endroit qui leur est cher, sont naturellement bonnes. Il s’agit d’attacher leur amour à un lieu, quelles que soient les raisons qui plaident contre une telle pratique. Les amoureux n’ont pas besoin d’être raisonnables. Certaines personnes contestent par ailleurs l’association entre amour et cadenas comme un signe d’enfermement. Qu’on croie à ce symbole ou pas, il existe d’autres manières non destructives de marquer son amour.

Amour et liberté sont vitaux et les cadenas d’amour de beaux objets. Pourquoi n’êtes-vous pas d’accord ?

Les cadenas d’amour ne sont pas beaux, même quand ils sont achetés et gravés spécialement. Ils rouillent rapidement et leur accumulation par milliers empêche toute intimité. Mais oui, l’amour et la liberté sont vitaux et nous les aimons. Pas les cadenas. La liberté qui détruit le patrimoine et la beauté n’est pas la plus belle des libertés car elle empêche les autres d’en profiter. Il existe d’autres moyens pour exprimer cet amour et cette liberté.

Pourquoi posent-ils des problèmes ?

– Les cadenas rouillent très vite et la rouille se répand aux cadenas proches et au pont lui-même. Il suffit de moins d’une saison pour faire rouiller un cadenas normal.

Le poids des cadenas met en danger les ponts, et notamment les garde-corps, lorsqu’il y a plusieurs épaisseurs de cadenas attachés les uns aux autres par exemple.

– La maintenance nécessaire pour réparer les garde-corps et évacuer les cadenas coûte cher à la Ville et à ses habitants.

– Les ponts et passerelles les plus touchés sont les plus légers (car métalliques) et les plus aériens. Il suffit de comparer des anciennes photos avec celles d’aujourd’hui pour voir comment ces ponts ont été enlaidis.

– Les cadenas attirent d’autres actes de vandalismes autour d’eux y compris la vente sauvage de cadenas (déjà rouillés dans certains cas) aux abords des ponts, et des graffitis.

– Vu l’encombrement des ponts, certains touristes sont obligés de monter sur les réverbères et les garde-corps pour attacher leur cadenas, prenant ainsi des risques inconsidérés.

– Les centaines de milliers de clés jetées dans la Seine y rouillent et polluent la Seine, loin d’une démarche environnementale.

Pourquoi dites-vous que c’est du vandalisme ?

Allez-vous peindre vos noms sur les murs de Notre-Dame de Paris ? Imaginez-vous des murs entièrement couverts d’objets rouillés ? Avez-vous regardé attentivement récemment une portion quelconque d’un pont de Paris touché par ce phénomène, et trouvez-vous cela mignon ou artistique ? Voici quelques-unes des raisons qui nous amènent à parler de vandalisme.

Les cadenas d’amour sont-ils éternels ?

Evidemment non. Ils sont très vite vandalisés et recouverts ou perdus parmi d’autres cadenas, puis seront vraisemblablement enlevés lorsque le garde-corps se cassera à cause de leur poids. Les souvenirs, eux, peuvent être éternels.

Les cadenas d’amour existent-ils ailleurs qu’à Paris ?

Oui. On en connaît à Moscou, Sydney, Cologne, New York, Cincinnati, Séoul, Munich, Singapour, Télemly (Alger), Pécs (Hongrie), Florence, Venise, les Cinque Terre (Italie), Lyon, Strasbourg, Bordeaux et même sur la muraille de Chine. Même Honfleur a dû réserver un espace pour eux. Les solutions trouvées par ces villes ne sont pas toujours satisfaisantes mais le volume à Paris est impressionnant (on parle de 700 000 cadenas à Paris) : Paris est en effet à la fois un symbole mondial du romantisme et de l’amour, ainsi que la ville la plus visitée au monde.

Depuis quand existent-ils à Paris ?

Paris a été touché en 2008 et cela a commencé par le pont des Arts, aussi appelé la passerelle des Arts. Jusqu’à 2010 on comptait moins de 2 000 cadenas. Ils ont quasiment tous disparus entre les 10 et 12 mai 2010. Histoire ici. Le pont des Arts étant saturé, les cadenas se sont étendus à six autres ponts sur la Seine et aussi Canal Saint-Martin pour le moment.

Quels sont les ponts affectés ?

  • Le Pont des Arts, reliant le Louvre à l’Institut de France qui accueille les académies
  • Le Pont de l’archevêché, juste derrière Notre-Dame de Paris vers la rive gauche 
  • Le Pont Alexandre III qui relie les Invalides au Petit et au Grand Palais 
  • La Passerelle Léopold Sedar Senghor entre les Tuileries et le Musée d’Orsay 
  • La Passerelle Simone de Beauvoir en face de la Bibliothèque Nationale de France 
  • Le Pont-Neuf dans l’île de la Cité, derrière la statue d’Henri IV
  • Certaines passerelles du Canal Saint-Martin

Tous ces ponts ont des rambardes métalliques où il est plus facile d’accrocher un cadenas. Les deux premiers ponts de cette liste sont les plus touchés et on y voit maintenant apparaître des chaines vélo et de motos pour y accrocher encore plus de cadenas.

Pourquoi la Ville de Paris n’a rien fait ?

La Ville a agi. Au début, les cadenas étaient sectionnés et enlevés, mais lorsqu’il y en a eu trop, la Ville a décidé d’attendre que des sections des garde-corps s’écroulent pour les enlever et les remplacer. Comme ces remplacements sont très partiels et coûteux, les sections vides se remplissent en quelques semaines. Des essais ont été faits pour remplacer par du plexiglas mais celui-ci a été rapidement couvert de graffitis.

Qui profite de ce phénomène ?

Parmi ceux qui profitent de ce phénomène (et qui n’en payent pas les conséquences), on peut noter par exemple :

  • les vendeurs illégaux de cadenas et d’objets divers à proximité des ponts affectés.
  • les bouquinistes dont certains vendent des cadenas (même rouillés).
  • les boutiques spécialisées en souvenirs qui vendent des cadenas spéciaux destinés à être accrochés et qui peuvent même les graver, que ces boutiques soient à Paris ou en ligne : il s’agit de faire croire que ce cadenas est unique et qu’il tranchera avec les autres.

Il ne s’agit pas de ruiner ces commerçants. Ils trouveront autre chose à vendre si ces cadenas sont interdits.

Quels sont les actions lancées par NO LOVE LOCKS™  ?

Nous avons créé un site Internet (vous y êtes) et agissons sur les réseaux sociaux.

Nous avons mis en ligne une pétition pour le Maire de Paris et le Conseil de Paris que nous leur présenterons le moment venu.

Nous avons envoyé une lettre ouverte aux élus et candidats aux élections municipales pour leur demander ce qu’ils pensaient de ce phénomène et quelles mesures ils comptaient prendre. Nous publierons leurs réponses ici.

Nous avons lancé une campagne de presse à Paris et dans le monde, en anglais et en français.

Si on enlève les cadenas, que deviendront-ils ?

Nous respectons les amoureux et leurs vœux. Il existe plusieurs solutions qui devraient être étudiées par la Ville : sculptures artistiques à partir des cadenas, arbres de métal pour accrocher les cadenas comme à Moscou, espaces réservés… Paris dispose de suffisamment de créativité pour trouver une solution élégante qui satisfasse tout le monde.

Il y a eu un enlèvement de cadenas en 2010. Que s’est-il passé ?

En mai 2010, un étudiant des Beaux-Arts a enlevé quasiment tous les cadenas du Pont des Arts (seulement 1600 à l’époque) et en a fait une sculpture éphémère. La disparition est resté mystérieuse à l’époque. Mais les cadenas sont revenus au galop.

Que proposez-vous comme alternative aux cadenas ?

Paris dispose de suffisamment de créativité pour trouver une solution élégante qui satisfasse tout le monde. Si une alternative à ces objets laids doit être trouvée, c’est bien à Paris que cela doit être ! Nous espérons créer les conditions d’un dialogue ouvert sur ce thème. En donnant de la visibilité à ce débat, les solutions surgiront plus facilement.

Que puis-je faire pour vous aider à Paris ?

Signez notre pétition et parlez-en autour de vous, par tous les moyens que vous jugerez utiles. Suivez-nous sur les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter et relayez l’information.

Contactez-nous pour écrire des articles dans la presse ou sur des blogs.

Envoyez-nous des photos et des histoires que nous pourrons publier en vous citant, pour Paris ou pour votre ville touchée par le même phénomène.

Les cadenas d’amour sont également un problème dans ma ville. Que puis-je faire ?

Pourquoi ne pas agir aussi chez vous ? Vous pouvez par exemple :

  • créer des sites Internet, des pages Facebook , des fils sur Twitter. Si vous souhaitez utiliser notre nom ou notre logo, vous devez nous contacter d’abord.
  • créer des pétitions en ligne, nous pouvons vous aider.
  • envoyer des communiqués de presse.
  • contacter les autorités locales et proposer des solutions adaptées à votre ville.

Puis-je enlever moi-même des cadenas ?

Non. Nous réprouvons tout acte illégal ou de vandalisme, et ceci n’est pas un paradoxe. Il existe de multiples moyens de militer légalement, en France et ailleurs.

Y a-t-il un rapport avec « The locks of love » ?

Non, pas du tout. « The locks of love » est une initiative déjà ancienne pour aider les malades qui ont perdu leurs cheveux suite à un traitement (contre le cancer par exemple) en récoltant des mèches de cheveux pour en faire des perruques adaptées.

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2 thoughts on “La FAQ – Foire Aux Questions”

  1. “No love locks” ! Non seulement vous n’avez rien d’autre à foutre qu’à tenter d’imposer un énième interdit, mais encore faut-il le faire dans la langue de l’envahisseur déculturé ! Compliments

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